Le peuplier faux-tremble, communément appelé tremble, est une essence commerciale présente dans tout le Québec tempéré. Il est d’ailleurs le seul feuillu vivant sur l’ensemble du continent américain, d’un océan à l’autre. Cette espèce est la plus populeuse en Amérique du Nord ainsi que dans le genre Populus.(3) Cet arbre atteint une hauteur moyenne de 16 à 20 mètres(8) mais peut aller jusqu’à 35 mètres.(3)
Les peupliers possèdent généralement des feuilles avec de longs pétioles aplatis dans le sens de la longueur qui permettent au vent de les agiter facilement. Ces caractéristiques se retrouvent tout particulièrement chez le peuplier faux-tremble, expliquant la provenance de son nom.(3)
Cette espèce s’adapte à différentes conditions de terrains et tolère très bien les sols pauvres. Il re-colonise souvent les endroits ravagés par le feu puisqu’il préfère les milieux ouverts et se reproduit difficilement à l’ombre.(3)
Cette prédilection pour les lieux ouverts explique en partie un fait unique et inusité. Le peuplier faux-tremble fait partie des organismes vivants les plus gros et vieux de la planète. Il a été démontré que plusieurs milliers d’arbres couvrant une superficie de 80 hectares constituait un seul et même organisme. Ces arbres se sont multipliés par drageonnement racinien, en terrains exposés, et possèdent tous le même bagage génétique.(2)
Le peuplier faux-tremble joue aussi un rôle dans l’industrie des produits du bois (pâte à papier, contre-plaqué, alumettes…).(2,3,8) Cependant, bien avant qu’on lui trouve cette vocation, il était utilisé par les Premières Nations comme vermifuge sous forme d’un mélange d’écorce pulvérisée et de sucre.(3) Cette espèce est également importante pour la faune en général. Par exemple, cet arbre est parmi les préférés du castor et fait partie du régime alimentaire du porc-épic et de plusieurs cervidés.(1,7)
RÉFÉRENCES
- Burt, William H. et Richard P. Grossenheider. 1992. Les mammifères de l’Amérique du Nord (au nord du Mexique). Éditions Broquet inc. Québec. Canada.
- Farrar, John L. 1995. Les arbres du Canada. 2ième Édition. Fides. Canada.
- Frère Marie-Victorin É.C. 1995. Flore Laurentienne. 3ième Édition. Les Presses de l’Université de Montréal. Québec. Canada.
- Gauthier, Robert. 2001. Les sphaignes boréales. Le Naturaliste Canadien. Québec. Canada. 125(3).
- Groupe Fleurbec. 1987. Plantes sauvages des lacs, rivières et tourbières. Fleurbec. Québec. Canada.
- Kaufman, Kenn. 2000. Birds of North America. Houghton Mifflin Company. New York. New York.
- Prescott, Jacques et Pierre Richard. 1996. Mammifères du Québec et de l’Est du Canada. Éditions Michel Quintin. Québec. Canada.
- Rouleau, Raymond, et al. 1990. Petite flore forestière du Québec. 2ième Édition. Les Publications du Québec. Québec. Canada.
- Stokes, Donald et Lillian Stokes. 1997. Guide des oiseaux de l’est de l’Amérique du Nord. Broquet. Québec. Canada.
Sites internets
- Fédération des producteurs acéricoles du Québec. http://www.maple-erable.qc.ca Consulté le 18 mars 2003.
- http://www.fs.fed.us/database/feis/plants/tree/pinban/all.html Consulté le 21 mars 2003.
- Rudolph, T.D., Laidly, P.R. 1990. Pinus banksiana Lamb. Jack pine. IN Burns, Russell M., Honkala, Barbara H., technical coordinators. Silvics of North America. Volume 1. Conifers. Agric. Handb. 654. Washington, DC : U.S. Department of Agriculture, Forest Service : 280-293. [13391].
- http://www.treeguide.com/index.asp Consulté le 21 mars 2003.
- http://www.borealforest.org/lichens/lichen3.htm Consulté le 21 mars 2003.