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Érable à sucre

Érable rouge

Acer rubrum

Red maple

 

Le genre Acer compte une centaine d’espèces dont la plupart se trouvent en Asie centrale. L’Amérique du Nord, quant à elle, compte 13 espèces indigènes dont l’érable à sucre. Cet érable magnifique mesure en moyenne 25 à 28 mètres de hauteur et peut même atteindre 35 à 40 mètres.(2,3) L’érable à sucre offre un spectacle éblouissant de couleurs à l’automne, ses feuilles se colorant de jaune, orange et d’un peu de rouge.(2) C’est un arbre au bois dur privilégiant les sols riches et bien drainés. Cette espèce forme de grands peuplements, les repousses tolérant bien l’ombre.(2,3) Plusieurs facteurs peuvent contribuer à la détérioration d’une érablière tels les insectes, les maladies, le climat et évidemment, la pollution atmosphérique.(2) 

 

L’érable à sucre est très important pour le Canada, et le Québec en particulier.  En plus d’être une essence commerciale utilisée pour son bois (ébénisterie, planchers, meubles, et autres), la sève de cet arbre produit le fameux sirop d’érable reconnu mondialement.(8)

 

Les premiers colons français ont appris des Amérindiens la technique de collecte de la sève d’érable pour ensuite en faire du sirop en la faisant bouillir(3,10) (40 litres de sève produit 1 litre de sirop(2)). C’était donc, pour les colons du 17ième et 18ième siècle, une importante source de sucre pur. Le sirop d’érable s’est ainsi ancré dans la culture québécoise et est devenu une importante industrie.  Notre province produit autour de 70% de la production mondiale de sirop d’érable, le reste provenant des autres provinces canadiennes (~10%) et des États-Unis (~20%). La majorité de la production québécoise est exportée à l’extérieur de nos frontières.(10)

 

Selon le degré d’ébullition, les produits de base de l’érable sont les suivant : sirop, beurre d’érable, tire d’érable, sucre mou, sucre dur, sucre très dur et finalement, sucre granulé. Les produits dérivés de la production de sirop ne sont limités que par l’imagination des producteurs et des chefs cuisiniers!

 

Finalement, l’érable rouge, une espèce apparentée est devenue l’arbre emblème du Canada avec l’ajout, en 1965, d’une feuille stylisée sur le drapeau du pays.(2,3)

 

RÉFÉRENCES     

  1. Burt, William H. et Richard P. Grossenheider.  1992.  Les mammifères de l’Amérique du Nord (au nord du Mexique).  Éditions Broquet inc.  Québec.  Canada.
  2. Farrar, John L.  1995.  Les arbres du Canada.  2ième Édition.  Fides.  Canada.
  3. Frère Marie-Victorin É.C. 1995.  Flore Laurentienne. 3ième Édition.  Les l’Université de Montréal. Québec. Canada.
  4. Gauthier, Robert.  2001.  Les sphaignes boréales.  Le Naturaliste Canadien.  Québec.  Canada.  125(3).
  5. Groupe Fleurbec.  1987.  Plantes sauvages des lacs, rivières et tourbières.  Fleurbec.  Québec.  Canada.
  6. Kaufman, Kenn.  2000.  Birds of North America.  Houghton Mifflin Company.  NewYork.  New York.
  7. Prescott, Jacques et Pierre Richard.  1996.  Mammifères du Québec et de l’Est du Canada.     Éditions Michel Quintin.  Québec.  Canada.
  8. Rouleau, Raymond, et al.  1990.  Petite flore forestière du Québec.  2ième Édition.  Les Publications du Québec.  Québec.  Canada.
  9. Stokes, Donald et Lillian Stokes.  1997.  Guide des oiseaux de l’est de l’Amérique du Nord.  Broquet.  Québec.  Canada.

    Sites internets

  10. Fédération des producteurs acéricoles du Québec. http://www.maple-erable.qc.ca  Consulté le 18 mars 2003.
  11. http://www.fs.fed.us/database/feis/plants/tree/pinban/all.html  Consulté le 21 mars 2003.
    Rudolph, T.D., Laidly, P.R. 1990. Pinus banksiana Lamb. Jack pine. IN Burns, Russell M., Honkala, Barbara H., technical coordinators. Silvics of North America. Volume 1. Conifers. Agric. Handb. 654. Washington, DC : U.S. Department of Agriculture, Forest Service : 280-293. [13391].
  12. http://www.treeguide.com/index.asp  Consulté le 21 mars 2003.
  13. http://www.borealforest.org/lichens/lichen3.htm Consulté le 21 mars 2003.