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Sphaigne
Peat-moss
Sphagnum sp.
Les sphaignes sont des plantes très importantes dans l’écosystème boréal et croissent en formation très dense et serrée.(5,8) Les sphaignes sont souvent confondues avec les mousses mais ces dernières sont maintenant classées séparément chez les bryophytes. Les espèces de sphaignes sont beaucoup moins nombreuses que les mousses, mais elles sont moins bien connues et beaucoup reste à apprendre.(4) La sphaigne brune (Sphagnum fuscum), une espèce commune, se retrouve dans la Boréalie et est transcontinentale en Amérique du Nord. Elle devient beaucoup plus rare au sud de New York.(5,8)
Les sphaignes croissent continuellement et leurs bases se décomposent très lentement; processus qui forme des tourbières au fil des ans pouvant atteindre plusieurs mètres d’épaisseur.(4,5) Comme ces plantes peuvent absorber en eau de 10 à 15 fois leur poids sec, les tourbières sont comme des éponges géantes. Les échanges chimiques entre l’eau et les plantes rendent l’environnement acide. L’acidité des tourbières contribue à la décomposition très lente de la matière organique et explique pourquoi des mammouths et des humains, ensevelis il y a de cela des siècles, ont été retrouvés dans un excellent état de conservation. Pour cette raison, les chercheurs peuvent connaître les plantes qui occupaient le territoire il y a très longtemps, en étudiant le pollen prélevé à différentes profondeurs.(5)
Cependant, les sphaignes ne croissent pas toutes dans les tourbières, plusieurs espèces vivent sous le couvert forestier à la faveur d’un sous-bois inondé où elles amorcent l’entourbement, alors que d’autres espèces vivent dans l’ombre des forêts de conifères sans démarrer l’entourbement. La plus abondante des espèces de sous-bois de la forêt boréale est Sphagnum girgensohnii.(4)
La tourbe de nos tourbières a une grande importance économique pour l’horticulture. La sphaigne, quant à elle, a été et est encore beaucoup utilisée pour ses propriétés absorbantes. Les amérindiens l’utilisaient comme couches pour les enfants et comme serviettes sanitaires pour les femmes.(5) Utilisation d’ailleurs encore faite de nos jours.
Les tourbières, formées par les sphaignes, prennent des siècles à se créer et sont des habitats de prédilection pour de nombreuses autres espèces de plantes et d’animaux.
RÉFÉRENCES
- Burt, William H. et Richard P. Grossenheider. 1992. Les mammifères de l’Amérique du Nord (au nord du Mexique). Éditions Broquet inc. Québec. Canada.
- Farrar, John L. 1995. Les arbres du Canada. 2ième Édition. Fides. Canada.
- Frère Marie-Victorin É.C. 1995. Flore Laurentienne. 3ième Édition. Les l’Université de Montréal. Québec. Canada.
- Gauthier, Robert. 2001. Les sphaignes boréales. Le Naturaliste Canadien. Québec. Canada. 125(3).
- Groupe Fleurbec. 1987. Plantes sauvages des lacs, rivières et tourbières. Fleurbec. Québec. Canada.
- Kaufman, Kenn. 2000. Birds of North America. Houghton Mifflin Company. NewYork. New York.
- Prescott, Jacques et Pierre Richard. 1996. Mammifères du Québec et de l’Est du Canada. Éditions Michel Quintin. Québec. Canada.
- Rouleau, Raymond, et al. 1990. Petite flore forestière du Québec. 2ième Édition. Les Publications du Québec. Québec. Canada.
- Stokes, Donald et Lillian Stokes. 1997. Guide des oiseaux de l’est de l’Amérique du Nord. Broquet. Québec. Canada.
Sites internets
- Fédération des producteurs acéricoles du Québec. http://www.maple-erable.qc.ca Consulté le 18 mars 2003.
- http://www.fs.fed.us/database/feis/plants/tree/pinban/all.html Consulté le 21 mars 2003.
Rudolph, T.D., Laidly, P.R. 1990. Pinus banksiana Lamb. Jack pine. IN Burns, Russell M., Honkala, Barbara H., technical coordinators. Silvics of North America. Volume 1. Conifers. Agric. Handb. 654. Washington, DC : U.S. Department of Agriculture, Forest Service : 280-293. [13391].
- http://www.treeguide.com/index.asp Consulté le 21 mars 2003.
- http://www.borealforest.org/lichens/lichen3.htm Consulté le 21 mars 2003.
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