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Pin gris

Jack pine
Pinus banksiana
Le genre Pinus comprend 95 espèces d’arbres et d’arbustres répartis dans la Boréalie. L’Amérique du Nord compte 34 espèces indigènes. Parmi celles-ci on compte le pin gris qui est le pin typique de la forêt boréale et que les gens appelle souvent faussement le cyprès (due à une confusion historique). Ce pin possède la plus vaste distribution géographique en Amérique du Nord.(3,8) L’habitat du pin gris est de type sableux, graveleux et sec. Pour cette raison, le pin gris se retrouve en grande quantité dans notre belle région du Lac St-Jean. C’est un arbre de taille moyenne, soit environ 13 à 20 mètres de hauteur. Cette essence envahit facilement les terrains ravagés par un incendie car les cônes femelles, soudés par la résine, s’ouvrent sous l’effet d’une chaleur intense.(2,3) Les graines peuvent germer en 10 jours seulement et ainsi envahir le territoire incendié, éliminant la concurrence.(3) En fait, le pin gris détient le record de rapidité de croissance chez les conifères. Son taux de croissance est le plus rapide au cours de ses 20 premières années.(11) Le pin gris est aussi une essence commerciale, servant à la fabrication de matériaux de construction, aux pâtes et papiers et la fabrication de poteaux de téléphone.(2,8) De plus, comme pour les autres espèces d’arbres, le pin gris est utile à la faune en général mais tout particulièrement pour la paruline de Kirtland, Dendroica kirtlandii, qui se reproduit uniquement dans de jeunes peuplements. Cette paruline, très rare, est en danger d’extinction. Son aire de distribution est très limitée et des mesures ont été prises pour la sauvegarde de l’espèce, notamment des incendies contrôlés pour faire germer les graines de pin gris.(2,6,9) L’association paruline de Kirtland et pin gris est un exemple démontrant la relation étroite qui existe très souvent entre la faune et la flore. Le pin gris est aussi apprécié par le porc-épic qui en mange le cambium situé sous l’écorce.
RÉFÉRENCES
- Burt, William H. et Richard P. Grossenheider. 1992. Les mammifères de l’Amérique du Nord (au nord du Mexique). Éditions Broquet inc. Québec. Canada.
- Farrar, John L. 1995. Les arbres du Canada. 2ième Édition. Fides. Canada.
- Frère Marie-Victorin É.C. 1995. Flore Laurentienne. 3ième Édition. Les l’Université de Montréal. Québec. Canada.
- Gauthier, Robert. 2001. Les sphaignes boréales. Le Naturaliste Canadien. Québec. Canada. 125(3).
- Groupe Fleurbec. 1987. Plantes sauvages des lacs, rivières et tourbières. Fleurbec. Québec. Canada.
- Kaufman, Kenn. 2000. Birds of North America. Houghton Mifflin Company. NewYork. New York.
- Prescott, Jacques et Pierre Richard. 1996. Mammifères du Québec et de l’Est du Canada. Éditions Michel Quintin. Québec. Canada.
- Rouleau, Raymond, et al. 1990. Petite flore forestière du Québec. 2ième Édition. Les Publications du Québec. Québec. Canada.
- Stokes, Donald et Lillian Stokes. 1997. Guide des oiseaux de l’est de l’Amérique du Nord. Broquet. Québec. Canada.
Sites internets
- Fédération des producteurs acéricoles du Québec. http://www.maple-erable.qc.ca Consulté le 18 mars 2003.
- http://www.fs.fed.us/database/feis/plants/tree/pinban/all.html Consulté le 21 mars 2003.
Rudolph, T.D., Laidly, P.R. 1990. Pinus banksiana Lamb. Jack pine. IN Burns, Russell M., Honkala, Barbara H., technical coordinators. Silvics of North America. Volume 1. Conifers. Agric. Handb. 654. Washington, DC : U.S. Department of Agriculture, Forest Service : 280-293. [13391].
- http://www.treeguide.com/index.asp Consulté le 21 mars 2003.
- http://www.borealforest.org/lichens/lichen3.htm Consulté le 21 mars 2003.
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