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Rapport annuel 2002

Rapport annuel 2002

La vie au Zoo «sauvage » de Saint-Félicien

Conservation…
Collection…

L’événement le plus marquant de l’année en ce qui concerne la collection animale est sans nul doute la mort du chimpanzé Benji et le départ de son compagnon Tobi, pour la Fondation Fauna à Carignan près de Montréal. Le transfert de Tobi à ce centre de réputation internationale a marqué la fin de la collection d’animaux tropicaux au CCBB, campant le Centre dans sa vocation de présentation de la flore et la faune de la boréalie.

Près d’une centaine de naissances ont eu lieu au Centre de Conservation de la Biodiversité Boréale en 2002, parmi les plus remarquables, celles de deux nouveaux carcajous, d’un cygne trompette, et de bœufs musqués. D’ailleurs, la vente très lucrative, au Zoo de Moscou, de deux des trois bœufs musqués nés au printemps a occupé une bonne partie de notre calendrier. Bien que le marché des cervidés soit long à se remettre des problèmes de la fièvre aphteuse et de la maladie débilitante chronique, ont note une légère augmentation de la demande en 2002.

Nous notons évidemment l’arrivée en janvier 2002 de nos deux vedettes, soit les oursons polaires Aurora et Nakita, qui font le ravissement des visiteurs, parmi les événements saillants de l’année. L’arrivée de trois phoques communs, en remplacement des phoques gris, est aussi un bel ajout à notre collection et d’autres sont à prévoir pour 2003.

 

Recherche
Cette année encore la crédibilité scientifique du Centre de Conservation de la Biodiversité Boréale a été augmentée grâce à de nombreux projets et collaborations. Entrevues, articles, colloques, tous ont contribués à faire valoir le CCBB en tant qu’institution à vocation scientifique. Évidemment la présence d’éminents chercheurs sur le Comité scientifique contribue largement à la croissance de notre réputation.

Le programme de reproduction en captivité des carcajous est toujours la préoccupation de recherche la plus importante pour le CCBB. Seul au Québec à reproduire l’espèce et à étudier leur comportement de reproduction grâce à de l’équipement vidéo subventionné, le CCBB est devenu la référence sur l’espèce parmi les institutions zoologiques. Un stage de formation en Finlande a eu lieu afin de rencontrer les sommités internationales dans la reproduction et la garde des carcajous. Les gens rencontrés sont devenus des alliés et contacts internationaux pour le CCBB. De plus, la nomination de la biologiste-conservateure en tant que registraire canadien des carcajous dirige maintenant journalistes et autres curieux avides de renseignements sur l’espèce, vers le CCBB. 

Un autre projet d’importance est la collaboration entre le CCBB, la FAPAQ et le Biodôme de Montréal pour le Réseau québécois d’inventaires acoustiques de chauves-souris. En juin, une formation a été donnée dans plusieurs régions du Québec par la biologiste-conservateure afin de permettre à des bénévoles d’enregistrer la présence de chauves-souris sur le territoire québécois, des données cruciales pour une meilleure conservation des espèces. Il est à noter qu’une équipe locale de bénévoles, tous employés du CCBB, a été formée et a participé à la prise de données provinciales.

La revitalisation des Sentiers de la nature grâce à une collaboration avec la Société sylvicole de Chambord s’est aussi déroulée en 2002. En plus du reboisement effectué, des mesures sont prises selon un protocole scientifique, et leur analyse donnera sûrement des résultats intéressants sur la pression de broutage que crée la présence d’autant de cervidés dans un même territoire.

En collaboration avec l’UQAC, une étudiante a pour sa part mesuré les effets de différents types d’enrichissements sur la visibilité de nos coyotes. Le résultat de ses recherches a mené à une nette amélioration de la visibilité des animaux et en retour, une plus grande satisfaction de nos visiteurs. 

Voilà les plus grands événements du volet recherche en 2002. Plusieurs autres efforts ont été au programme, et le seront en 2003, notamment la réalisation du nouveau site Internet, rempli de contenu scientifique de qualité. Toutes ces réalisations continuent la lancée du CCBB dans le monde scientifique, une étape essentielle à la réalisation de notre beau projet.

Sylvie Bouchard
Biologiste-Conservateure

 

Le conseil d’administration 

 

Gilaine Truchon (1,2,3,4)

PRÉSIDENTE

 

 

Gestionnaire de C.E. Télécom inc. de Saint-Félicien

Jocelyne Tremblay (1,3,4,5)

VICE-PRÉSIDENTE

 

Conseillère en sécurité financière - Clarica et Présidente de la Fondation du Centre de Conservation de la Biodiversité Boréale (CCBB) inc.

 

Sandra Bouchard (1)

VICE-PRÉSIDENTE

 

Avocate

 

Martin Laforge (1,2,3,4)

DIRECTEUR GÉNÉRAL

(jusqu’au 31 octobre 2002)

 

Centre de Conservation de la Biodiversité Boréale (CCBB) inc.

 

Jean-Pierre Boivin

ADMINISTRATEUR

DIRECTEUR GÉNÉRAL

(PAR INTÉRIM)

(depuis le 1 novembre 2002)

 

Enseignant au Juvénat de Dolbeau

 

Robert Collard (4)

ADMINISTRATEUR

 

Propriétaire - Ferme Saint-Félicien

 

 

Bertrand Côté (1,2,3)

ADMINISTRATEUR

 

Maire Ville de Saint-Félicien et Homme d'affaires

 

Jacques Dubuc (2,3)

ADMINISTRATEUR

 

Adjoint au vice-président Communications et affaires publiques

Groupe Alcan  Métal primaire

 

Gilles Lapointe (1,2)

ADMINISTRATEUR

 

Directeur des Études, Cégep de Saint-Félicien

 

 

 

(1)    Membre du comité exécutif

(2)    Membre du comité de développement

(3)    Membre du comité de financement

(4)    Membre de la Fondation

 


Département de l’éducation

 

Contenus du Boréalium
Volet éducatif et scientifique

 

L’aventure boréale…

 

L’expérience du Zoo « sauvage » de Saint-Félicien est unique. Pas de barreaux, une coexistence faune et flore à l’intérieur d’un même habitat, une présence de l’Homme dans les Sentiers de la nature… un effort d’observation et d’écoute demandé aux visiteurs pour observer l’action qui se déroule à l’intérieur des concentrés de nature que nous lui proposons.

 

Rarement, en pleine nature, le visiteur aura l’occasion d’entrer aussi intimement en contact avec les éléments qui la compose.  Il se doit, toutefois, de prendre le temps d’observer, d’ouvrir ses sens pour découvrir les richesses et pour se rendre compte que lui aussi fait partie de ce grand monde au même titre que l’insecte, le champignon, l’oiseau ou l’animal qui a dû s’adapter à son milieu et développer un comportement pour y vivre et survivre.

 

Dès son arrivée au Zoo « sauvage » de Saint-Félicien, le visiteur sera pris en charge afin de l’initier  aux diverses facettes de la biodiversité et le préparer à entrer en contact avec la nature que nous lui proposons dans la partie pédestre du site et dans les Sentiers de la nature.

 

Parler de la biodiversité, c’est parler de la vie sous toutes ses formes, visibles ou invisibles, grandes ou petites, humaines, animales, végétales, microbiennes et autres. Pour l’entendre, il faut toutefois laisser de côté les bruits de la ville, le stress du boulot et revêtir ses vêtements d’explorateur et, ouvrir son cœur d’enfant qui découvre le monde pour la première fois.   Car c’est ENCORE une première aventure que nous vous proposons… le spectacle change au fil des saisons, au fil des jours.

 

Afin d’outiller le visiteur à mieux vivre cette expérience, nous avons réalisé un bâtiment d’accueil qui lui permettra dans un premier temps de se mettre en contexte et deuxièmement d’approfondir son voyage au cœur de la Boréalie.   Ce sont les objectifs que nous avons donnés à notre film signature multisensoriel, à notre programmation et à nos services d’appoint. Pour réaliser ces contenus, une somme d’un peu plus de 1,5 M$ à même l’enveloppe globale du 12,5 millions de dollars  a été consacrée à la réalisation du film signature multisensoriel, à la Salle de découvertes, au Centre de documentation, au Centre NetZoo et à l’habillage de l’ensemble du bâtiment. L’ingéniosité de plusieurs équipes sont également mises à contribution pour réaliser, dans le temps et dans le respect du budget, des outils d’interprétation, d’animation et de recherche accessibles et crédibles pour l’ensemble de la communauté régionale et touristique. 

 

Notre objectif est d’offrir une programmation des plus intéressantes à notre clientèle, à l’année et ce, dès juin 2003.

 

Annabelle Laliberté, muséologue

 

 

 

Mot de la présidente

 

Mesdames et messieurs, bonjour !


Prêt, un mot bien simple qui traduit l’essence du message que je veux adresser aux membres du Centre de Conservation de la Biodiversité Boréale (CCBB) inc.

Il traduit bien l’état d’esprit qui a animé les hommes et les femmes travaillant à l’intérieur de l’organisation pour que nous puissions assister à la concrétisation des grands objectifs et des échéanciers élaborés à l’ouverture  de la saison 2003.

 

  • Par un élargissement de la vocation zoologique vers une mission écologique.
  • Par la mise en place d’une infrastructure d’accueil.
  • Par le développement d’une présence sur le marché mondial.
  • Par une mission scientifique pleinement assumée.
  • Par l’assainissement de nos finances.

La réalisation de cette vision a été rendue possible par le travail énergique de planification apportée par la Direction, ainsi que par la souplesse et l’adaptation aux changements dont ont fait preuve les concepteurs.

 

Au nom du Conseil d’administration, je tiens à remercier monsieur Martin Laforge, pour sa contribution au cours des vingt-trois années qu’il a passé au sein de l’organisation, dont les quatorze dernières années à titre de directeur général.  Il a positionné le Zoo « sauvage » de Saint-Félicien comme l’une des principales attractions touristiques au Québec et un travail acharné pour une organisation reconnue mondialement.


Toutefois, cette reconnaissance n’est pas un acquis à vie.  On le sait, nous sommes sans cesse condamnés à innover.  D’une part parce que les bonnes idées sont hélas trop facilement empruntées et d’autre part, parce que notre position géographique éloignée de l’axe du Saint-Laurent nous oblige à «surprendre » sans cesse la clientèle touristique. C’est ce que nous avons fait lorsque nous avons bâti les Sentiers de la nature.  C’est aussi ce que nous avons fait lorsque nous avons courageusement pris le virage du ZOO «SAUVAGE ».  C’est enfin ce que nous faisons actuellement avec le projet du CCBB.

 

Ces réalisations n’auraient pas été possibles sans la contribution exceptionnelle de gestionnaires au style visionnaire tels que Martin Laforge.  Vous me permettrez, à ce moment-ci, de vous rappeler le fait que l’idée d’un Centre de Conservation de la Biodiversité Boréale  a vu le jour avec le projet « Espace Nature Culture » qui fut présenté par le directeur général en 1999. Le premier message supportant l’idée à la base de ce projet nous est parvenu de la Chaire de tourisme de l’Université du Québec à Montréal qui, dans un rapport traitant du réseau québécois des jardins zoologiques et des parcs animaliers, constatait ce qui suit à propos du Zoo « sauvage» de Saint-Félicien : «  la croissance des clientèles passe, entre autres, par une présence toujours plus active auprès des marchés touristiques et par l’engagement des gestionnaires à poursuivre des programmes novateurs de recherche et de conservation des espèces indigènes.  Ces orientations seront supportées par la concrétisation du projet d’addition d’aires d’accueil et la construction d’un nouveau pavillon où le concept de Carrefour nordique sera exploité ».

 

De plus, nous avons demandé à l’lnstitut Nord-Américain de Recherche en Tourisme inc. (INART) d’évaluer la pertinence de ce projet, d’analyser le marché et de préparer un plan d’affaires.  En plus de reconnaître la pertinence du projet, l’INART précisait qu’il était « impératif d’agir dans des délais raisonnables afin de conserver cette avance précieuse que détient le ZOO DE SAINT-FÉLICIEN et d’occuper l’espace encore libre en matière de biodiversité et de développement durable axés sur le récréotourisme ».

 

C’est sur la base de ces avis professionnels que monsieur Laforge et son équipe ont fait grandir le projet « Espace Nature Culture » pour qu’il devienne le projet d’un Centre de Conservation de la Biodiversité Boréale.  Le Boréalium n’est pas le CCBB, il n’en est qu’une des phases ou une des composantes. Monsieur Laforge a bien voulu nous accompagner jusqu’à la livraison de la phase 1. C’est pourquoi je tiens à adresser notre gratitude et notre reconnaissance, à cet homme que la Revue Commerce, dans sa parution de janvier 2001, reconnaissait comme l’un des apôtres du Québec touristique, faisant figure de leader de l’une des « locomotives» du tourisme au Québec pour la qualité de ses réalisations et de sa vision du tourisme de demain.

 

Il importe aujourd’hui de poursuivre le travail amorcé et c’est pourquoi nous profitons de l’occasion pour souhaiter la bienvenue à monsieur Jean-Pierre Boivin qui occupe la fonction de directeur général (par intérim) depuis novembre dernier.  Sa formation académique, ainsi que son expérience dans le monde municipal et ses huit années comme administrateurs de notre Corporation, ont permis une transition des plus harmonieuse et une poursuite fonctionnelle de l’exploitation du site.

 

Nous aimerions exprimer notre sincère gratitude à l’égard des efforts soutenus de nos employés.

 

Par ailleurs, je tiens à remercier tous mes collègues du Conseil et de la direction du CCBB qui m’ont témoigné leur soutien et leur confiance au cours de la présente année. Je souhaite ainsi, la bienvenue aux nouveaux membres qui se joindront à notre Conseil, dont les différents bagages d’antécédents et d’expérience seront d’une valeur inestimable pour l’avenir de la Corporation.

 

Le Zoo « sauvage » de Saint-Félicien est né de l’audace et du dynamisme des gens du milieu. Rappelons-nous que cette réputation a été acquise au cours de ses quarante-deux ans  grâce à la fidélité de ses membres qui reste aussi vive après toutes ces années et qui représente une source de motivation pour les administrateurs présents. Vous me permettrez donc de remercier chaleureusement notre président honoraire de l’an dernier, monsieur Robert Lamontagne, d’avoir accepté cette tâche pour l’année qui se termine, et c’est pourquoi il m’est agréable de respecter cette heureuse tradition en invitant  un membre à assumer cette présidence d’honneur pour la prochaine année. 

 

 Notre choix s’est arrêté sur un sociétaire qui a donné quinze années comme administrateur et que nous reconnaissons comme un citoyen émérite. C’est pourquoi, je demande à monsieur Paul Leclerc d’accepter le titre de Président honoraire 2003 afin qu’il soit des nôtres en cette année d’inauguration.

De plus, je demande à tous les membres de la Corporation de continuer de supporter concrètement le prochain Conseil ainsi que l’équipe du Zoo «sauvage » afin que cette organisation, qui fait notre fierté, puisse continuer de surprendre au point qu’on ait envie de lui ressembler…

 

Plus que jamais, je demeure convaincue du fait que  relever des défis et être à l’avant-garde du changement, font partie de notre culture. 


Gilaine Truchon
Présidente

 

 

 

Mot du directeur général (par intérim)

 

Madame la Présidente,
Membres de l'assemblée générale et du Conseil d'administration,
Membres du personnel du Centre de conservation de la biodiversité boréale,
Mesdames, Messieurs,


C'est dans un tout nouveau rôle, soit celui de directeur général (par intérim), que je participe à cette 42e assemblée générale annuelle. Cette transition à ce poste important de l'organisation m'a été facilitée par ma participation au Conseil d'administration depuis 1994, mais surtout par la confiance que les membres de ce même Conseil m'ont témoignée et l'accueil que l'ensemble des employés m'a réservé lors des changements au poste de direction.

 

Le présent rapport se veut donc un résumé de la situation et des actions qui ont été posées au cours de l'exercice se terminant le 30 septembre 2002, où monsieur Martin Laforge était en poste. Nous traiterons également des défis qui nous attendent pour la prochaine année et celles qui suivront.

 

Comparativement à d'autres industries, l'industrie touristique possède certaines caractéristiques qui en font une industrie à risques. Nous connaissons et maîtrisons de plus en plus nos principaux postes de dépenses et d'année en année nos efforts de rationalisation sont de plus en plus efficaces. Cependant, il en va autrement des revenus qui viennent majoritairement des visiteurs qui eux sont influencés par divers facteurs allant des produits concurrents aux produits de substitution, ou tout simplement par la température.

 

Ainsi, notre achalandage pour l'année qui se termine a été de 172 654 visiteurs représentant une diminution de 6 % par rapport à l'année précédente. Même si cette diminution demeure inférieure à la moyenne régionale et certains autres produits d'appel, il n'en demeure pas moins que ces chiffres sont inquiétants. Cette situation implique que  nous devrons adopter de nouvelles stratégies de développement et de marketing pour y faire face  et revenir à une clientèle de plus de 200 000 visiteurs si nous voulons assurer la viabilité de l'organisation.

 

Nos états financiers pour la dernière année affichent par un surplus de 218 604 $ après amortissements. On se rappellera tous et toutes de l'annonce du gouvernement du Québec en mai dernier, soit un support de 5 millions de dollars.  Montant qui serait versé au CCBB pour venir supporter la construction de l'Atrium, couvrir nos déficits d'opération et constituer un fonds de roulement nous permettant de soutenir nos opérations et notre développement. C’est cette aide qui nous permet d’obtenir ce surplus d’exploitation.

 

Les efforts concertés des deux paliers de gouvernements supérieurs ont répondu en grande partie aux attentes et préoccupations que l'organisation avait quant à ses stratégies de développement et la nécessité d'assainir ses finances. Il reste maintenant à la Corporation à respecter les protocoles d'entente signés. Nous avons la responsabilité notamment de trouver et verser la part financière provenant du milieu. A ce sujet, il faut souligner le travail de notre président de campagne de financement, Monsieur Jacques Dubuc.  Monsieur Dubuc a su s'entourer d'une excellente équipe afin d'en assurer le succès et permettre ainsi au CCBB de réaliser la phase 1 du projet,  soit la construction du Boréalium.

 

Une projection optimiste vers l'avenir

 

Même si nous évoluons dans une industrie d'importance, le quotidien nous rappelle que rien n'est gagné d'avance. C'est par l'innovation et la recherche de nouveaux projets de développement que nous assurerons la survie d'un tel équipement à Saint-Félicien.

 

Nous sommes sur la bonne voie. Ce qui était au début le Zoo de Saint-Félicien est devenu après une évolution de plus de 40 ans un Centre de conservation de la biodiversité boréale qui lui-même sera appelé à évoluer. Les tendances mondiales pour le tourisme nous laissent entrevoir que les changements apportés au cours de toutes ces années  sont porteurs de succès, et qu'ils étaient rendus nécessaires pour assurer la pérennité de l'organisme.

 

Notre façon d'être et notre façon de gérer devrait conditionner notre évolution et principalement les prochaines phases de développement. Elles sont essentielles à la concrétisation du projet d'un véritable Centre de Conservation de la Biodiversité Boréale. Les prochains travaux devraient porter sur le réaménagement des habitats des ours grizzly et des mouflons afin de les rendre plus conforme à leurs habitats naturels et en même temps plus attrayants pour les visiteurs. Le développement d'un nouveau concept relié à l'aventure et à l'écotourisme dans le secteur des terres publiques intra municipales (TPI) et le réaménagement de toute la section où l'on retrouvait les animaux exotiques, sont des priorités à court terme. À cela viennent s'ajouter des travaux de consolidation de nos installations existantes dont  font parties les Sentiers de la nature.

 

Le créneau dans lequel nous évoluons est exclusif et c'est là notre plus grande force. Conjugué avec la compétence de nos équipes de travail et le vécu de l'organisation, nous avons entre les mains les cartes nous permettant de nous démarquer et obtenir le succès attendu à la hauteur des ambitions des gens qui nous supportent.

 

Je m'en voudrais de terminer ce rapport sans remercier chaleureusement toutes les personnes qui gravitent autour du CCBB. Nos employés qui se dévouent particulièrement à notre cause et ce, souvent dans des conditions difficiles. De même, les membres du Conseil d'administration (des bénévoles) à qui nous demandons beaucoup afin de mener à bien les destinées du Centre de conservation de la biodiversité boréale.

 

Jean-Pierre Boivin
Directeur général (par intérim)

 

 

 

Département de la santé animale

 

C’est avec plaisir que je vous fais part des événements de l’année 2002. Comme mes fonctions n’ont débuté qu’au mois d’août 2002, il convient que je vous parle des faits  les plus récents.

 

La mondialisation, le transport des marchandises outre-mer, les voyages à destinations exotiques amènent parfois plus que ce que l’on voudrait ! C’est ainsi que le Virus du Nil occidental (VNO) a fait son entrée. Les oiseaux étant les réservoirs naturels, il a été facile pour ce virus de s’étendre et même de se retrouver au Québec. Il existe un programme de surveillance depuis l’an 2000. Près de 1700 pools de moustiques, qui sont les principaux vecteurs de transmission, ont été analysés au laboratoire de Winnipeg. Des échantillons ont également été pris au Zoo de Saint-Félicien, et  heureusement, les résultats étaient négatifs. De plus, 4 corvidés morts sur le site ont été analysés. Ceux-ci n’étaient pas porteurs du virus. Mais ceci n’éloigne pas les inquiétudes face à ce virus qui risque de se retrouver tôt ou tard chez nous.  Il existe des vaccins mais l’efficacité laisse encore des doutes. La bonne nouvelle c’est qu’il y a des recherches intensives du côté des zoos pour créer un vaccin efficace, étant donné que ce virus semble toucher toutes les espèces. Un dossier chaud pour l’équipe de santé animale, surtout avec le retour des moustiques au printemps 2003. 


À chaque période de trois ans, nous devons soumettre tous les cervidés au test de Tuberculinisation et ce depuis 1991. Ceci a pour but de confirmer que notre troupeau est exempt de la tuberculose bovine et alors, il nous est possible de vendre les cervidés en surplus. Pour ce faire, les infrastructures de contention nécessitaient des travaux de réfection, et une somme de 10 000 $ a été investie afin de rendre le travail des plus sécuritaire pour les animaux et les intervenants. Nous avons donc commencé en décembre 2002 où une trentaine de caribous et  cerfs mulets ont été testés, et tous étaient négatifs. Nous prévoyons terminer en avril 2003. C’est donc un travail de longue haleine et qui demande la collaboration de toute l’équipe de la santé animale et des gardiens.  

 

Outre ces tests, les journées sont bien remplies par un travail quotidien où l’on soigne les petits et les grands bobos. C’est toujours avec  passion et énergie  que nous veillons au bien-être de chaque animal de notre beau et nordique Zoo !

 

Dre Josée Tremblay
Médecin Vétérinaire

 

 

 

Équipe de gestion


Martin Laforge  Directeur général (jusqu’au 31 octobre 2002)
Jean-Pierre Boivin  Directeur général (par intérim) depuis le 1er novembre 2002
David Girard  Responsables de la restauration
Sandra Bergeron  Médecin vétérinaire (jusqu’au 3 août 2002)
Josée Tremblay  Médecin vétérinaire depuis le 3 août 2002
Sylvie Bouchard  Biologiste-conservateure
Natalie d’Entremont  Responsable de  l’animation et adjointe à l’éducation
Danny Gagnon  Aménagiste et adjoint au développement
Lauraine Gagnon  Responsable du développement des marchés
Sonia Gagnon  Responsable des boutiques de souvenirs
Yves Guay   Directeur du produit
Annabelle Laliberté  Direction de l’éducation et développement muséographique
François Lavoie  Contrôleur et coordonnateur des opérations
Rock Marchand  Responsable du département de l'admission
André Tremblay  Responsable des gardiens d’animaux
Pauline T. Langevin  Secrétaire de direction 


 




Une création de Bell Canada et du Centre de Conservation de la Biodiversité Boréale (CCBB inc)